Activité intergénérationnelle

Le 4 mai dernier, les étudiantes en licence pro. ont organisé une activité intergénérationnelle entre des enfants de l’équipe de football de Guingamp et l’EHPAD de Bourbriac.

Licence Professionnelle

Management et coordination des services et structures d'aide à la personne âgée

Responsable LP MC2SAPA
Soazig DISQUAY

Interview : reprise d'études en formation continue

De retour sur les bancs de la Fac

Brigitte, Marie, Aurélie, Corinne et Margot, respectivement, infirmières coordinatrices, directrice de CCE et assistante de gestion en charge de l'hébergement, ont fait le choix à 55, 43, 35, 44 et 23 ans de reprendre leurs études à l'universitéLeurs choix de reprise d'études sur 2 ans résultent de raison diverses : entre maintien de l'employabilité , évolution et poursuite d'études:

 

 

 

 

 

Brigitte, Marie et Aurélie (infirmières coordinatrices) :

"à l’UNA, on observe une démarche de professionnalisation des directeurs. On a désormais besoin d’un diplôme de niveau II pour nous maintenir en emploi sur ce type de poste. On nous a proposé la VAE, mais c’était trop lourd à monter et de plus, il fallait pouvoir justifier de trois ans ETP d’expérience. Nous n’avions également pas envie de travailler seules.Nous avons donc fait le choix de suivre une formation diplômante, qui est un impératif pour passer catégorie A. En plus du désir de professionnalisation c'est aussi dans un but d'assoir des compétences que nous avons acquis sur le terrain, par des cours théoriques venant renforcer nos connaissances".

 

 

Corinne (directrice de CCE) :

"mon poste de directrice exige un niveau II pour que je garde mon poste. J’ai d’abord pensé au CAFERUIS, puis à la VAE, mais ça ne me convenait pas. Comme je manquais de confiance en moi, j’avais besoin d’un cadre sécurisant et d’une formation qui me semble accessible. La proximité de l’UCO BN avec mon domicile a joué bien sûr, en plus du fait que le contenu de la formation m’a tout de suite attiré."

 

Margot (assistante de gestion en charge de l'hébergement) :

"ce choix s’intègre dans une poursuite d’étude. Je ne les avais arrêtées que depuis un an pour travailler dans le secteur commercial. Après trois mois, je me suis rendue compte que cela ne me convenait pas, et je me suis positionnée sur un poste d’assistante de gestion, ma formation d’origine. Il s’agissait d’un poste dans le même établissement où j’avais fait mon contrat d’apprentissage du BTS. J’ai parlé de mon projet de poursuite d’études à mon employeur, il m’a encouragée dans ce sens. J’ai choisi l’UCO pour la proximité et surtout parce que je cherchais une formation en alternance absolument. Je ne suis pas financée en CIF comme les autres. Je travaille à mi-temps comme assistante de gestion en charge de l'hébergement, et je viens à l’UCO une journée par semaine. Je finance les frais pédagogique via le chèque formation du CG 22, et pôle emploi couvre le mi-temps où je suis sans emploi. J’y ai le statut de stagiaire de la formation professionnelle."

 

 

Brigitte a déjà son slogan pour promouvoir la formation après des professionnels :

"UCO, c’est ce qu’il me faut !"

Si cette reprise d'étude est un projet réfléchi pour chacune, une seule considère la gérontologie comme une vocation. En effet, Margot, qui sourit en concédant qu'elle a fait un peu de résistance pour rejoindre ce secteur et travailler auprès de ce public au départ "pour ne pas faire comme ma maman et mon frère", a bien du se rendre compte que sa "famille avait raison": elle était "faite pour ça et pas pour le commerce" (ndrl : sa 1ère expérience).

 

Pour les autres, passées par le travail à l'hôpital ou  en comptabilité, leur emploi actuel résulte d'avantage d'une opportunité professionnelle qui les a conduit vers la gérontologie. Corinne et Marie étaient peut-être prédestinées, l'une ayant rédigé son rapport du DE infirmière sur le maintien des personnes âgées à domicile et la seconde son dossier de DEUG AES sur la téléalarme !
Leur regard sur leur insertion dans le secteur social auprès des personnes âgées est positif comme Corinne qui indique qu'aujourd'hui elle fait ce travail par vocation et vient travailler avec bonheur" et Brigitte qui précise apprécier cette nouvelle relation à la personne âgée, qui est différente du logement séjour, alors qu'aujourd'hui elle s'épanouit à "prendre soin via des contacts chaleureux, autour d'un café".

Pour autant, une fois la décision du retour en formation prise, les démarches n'ont pas forcément été simples au début !

 

Brigitte, Corinne, Marie, Aurélie :

"Nous avons sollicité nos employeurs pour un CIF, et trouvé des informations auprès de UNIFORMATION . Au début, c’est compliqué, il y a beaucoup de documents à compléter et rassembler. Une fois mis en place, c’est très opérationel." Margot : "Ca a été compliqué. J’ai du aller me renseigner un peu partout, mais j’ai été suivie par une personne de la mission locale qui m’a aidée à monter les différents dossiers nécessaires au financement. Pôle emploi m’a également informée."

 

Le passage à l'UCO BN

"Comment vivez-vous votre passage à l’UCO ?"
"Du bon et du moins bon"
Elles sont contentes de se retrouver entre elles chaque jeudi ainsi qu' avec les plus jeunes même si il a fallu (à eux comme à elles) un peu de temps pour s'adapter. Cependant pour elles le planning est chargé car cela leur demande beaucoup d'investissement et de maitrise du stress surtout avec les examens et les dossiers à rendre! Si au 1er semestre, il y avait un manque de confiance, du genre "allons-nous réussir les épreuves après tant d'années loin de l'école?", elles ont trouvés leurs marques et les épreuves "presque faciles". Leurs bons résultats en témoignent. Margot nous avoue avoir eu "une prise de confiance au niveau professionnel et ainsi avoir gagné en légitimité". Pour toutes, difficiles de concilier toutes leurs vies : personnelle, familiale, professionnelle et universitaire mais lorsqu'elles sont en difficultés, elles peuvent compter sur leur "équipe de formation continue" pour se remotiver les unes les autres. "Les cours nous donnent un autre regard sur notre pratique. On a une autre approche de notre métier, nous sommes plus ouvertes. C'est vraiment profitable ce qu'on apprend, ou ce qu'on découvre." "Les cours sont vraiment liés au métier et sont très intéressants."

 

 

"A l'UCO existe-t-il une approche différente entre les « jeunes » et les « confirmés » ?"
"On était peut-être plus à l’aise que les jeunes avec les apports théoriques dès le début de l’année, car on peut tout de suite en voir l’illustration sur le terrain. Depuis leur stage, on sent qu’ils font du lien eux aussi. Chacun peut s’apporter mutuellement."

 

 

"Pouvez-vous nous parler d’un projet qui vous a particulièrement intéressé lors de votre année universitaire ?"
Marie : "Il ne s’agit pas de projet en particulier. Toutefois, j’ai apprécié travailler sur les dossiers d’éthique et de relation d’aide. Je ne pensais pas que faire des recherches dans des articles ou dans des revues spécialisées me plairait autant, je suis redevenue curieuse, désireuse de progresser et quel plaisir de faire ce travail en équipe et de confronter ses idées."

Aurélie : "idem, plutôt certains cours, qui m’ont permis de faire du lien (comme la sociologie du vieillissement). Dès le début, j’ai pu mettre à profit ces nouvelles connaissances auprès de mon équipe, mettre du sens sur le quotidien grâce aux cours : les cours à l'UCO sont des temps pour prendre le temps d'échanger sur nos pratiques. On éveillenotre curiosité par nos recherches."

Brigitte : " je me souviendrai de l’étoile en communication, clin d’œil à notre enseignant en expression écrite et orale ! Il nous a appris qu’il fallait apprendre à voir le positif."

En conclusion, ce qui nous a marqué cette année, c’est l’ensemble des cours et ce que ça nous a apporté en terme de connaissances sur nous même et dans le cadre de notre pratique professionnelle.

 

Les apports :

"Qu’est-ce que ce nouveau diplôme va vous apporter personnellement et professionnellement ?"

Aucune ne regrette le choix de la reprise d'étude même si c'est parfois difficile. D'autant que cette formation "leur apporte personellement et professionnellement", ce qui se confirmera encore avec l'obtention du diplôme.

C'est en effet pour chacune un moyen de "gagner en reconnaissance" et de se prouver qu'on peut réussir une reprise d'études.C'est également l'occasion de " prendre confiance en soi". Non négligeable également pour Brigitte, cela lui a apporté "l'admiration de ses enfants" qu'elle souligne avec bonheur. Professionnellement, ce diplôme "ouvre des portes " et offre "la possibilité de pouvoir changer de poste plus tard si un jour on le désire." Pour l'une d'entre elle, cette nouvelle qualification s'accompagnera d'une augmentation de salaire. En pratique, sur le terrain, elle apporte une "reconnaissance de la part des équipes" et "une légitimité chez les collègues".

Alors qu'elles sont à la moitié de leurs parcours, ces "étudiantes-professionnelles" (sic), se projettent déjà dans le futur. Margot et Corinne pensent déjà poursuivre jusqu'en Master, ou en école des directeurs pour obtenir un diplôme de niveau I. L'objectif, devenir directrice d'établissement d'accueil de personnes âgées pour l'une et accéder à la direction d'une plus grande entité pour la seconde.

Tout tracé pour Brigitte, elle sera en retraite ! Les autres pensent qu'elles auront changé de travail, mais sans pour autant se projeter dès maintenant.

Diplômées, il nous restera alors plus qu'à leur donner rendez-vous dans 10 ans pour en savoir plus !